Confiance en soi: s’affirmer et avancer malgré le doute

Illustration de la confiance en soi : un groupe d’enfants construit une embarcation et regarde vers l’horizon, symbolisant l’affirmation de soi, la prise d’initiative et la capacité à avancer vers de nouveaux objectifs.

Je doute de moi. Je n’ose pas. J’ai peur du regard des autres. Vous hésitez avant de prendre la parole, de défendre votre opinion ou de saisir une opportunité? Vous avez du mal à dire non ou à exprimer vos besoins? Vous avez parfois l’impression que les autres sont plus sûrs d’eux ou plus légitimes que vous?

Le manque de confiance peut limiter la vie professionnelle, les relations ou certains projets importants. Pourtant, la confiance en soi n’est pas figée. Elle se construit progressivement à travers nos expériences et notre manière d’y réagir.

Qu’est-ce que la confiance en soi?

Avoir confiance en soi ne signifie pas être certain de réussir. C’est plutôt se sentir capable d’agir et de faire face, y compris lorsqu’il existe un risque d’erreur ou d’échec.

La confiance varie aussi selon les situations. On peut être très à l’aise au travail et beaucoup moins dans ses relations personnelles. On peut également connaître ses compétences tout en perdant ses moyens lorsqu’on se sent observé ou jugé.

Enfin, confiance ne signifie pas absence de peur. L’enjeu est souvent de pouvoir agir malgré le doute, l’appréhension ou l’incertitude.

Quand le manque de confiance prend trop de place

Ce qu’on finit par se dire

« Je ne vais pas y arriver », « je ne suis pas à la hauteur », « les autres sont plus compétents que moi ». On doute de ses capacités, on minimise ses réussites et on accorde beaucoup de poids à ses erreurs.

La comparaison avec les autres peut renforcer ce sentiment. On voit facilement leurs réussites, tout en restant très conscient de ses propres difficultés.

Ce qu’on peut ressentir

Le manque de confiance s’accompagne souvent d’appréhension, de gêne ou de peur du jugement. Les situations où l’on se sent observé ou évalué peuvent devenir particulièrement difficiles.

Le corps peut également réagir: accélération du rythme cardiaque, tensions, tremblements ou sensation de perdre ses moyens. Ces réactions ne disent pourtant rien, à elles seules, de nos capacités réelles.

Ce qu’on finit par faire

On hésite, on évite de prendre la parole ou on renonce à certaines opportunités. On peut aussi avoir du mal à exprimer son opinion, poser des limites, faire une demande ou dire non.

À force, le manque de confiance ne reste plus seulement un sentiment. Il commence à réduire ce que l’on s’autorise à faire.

Pourquoi le manque de confiance finit-il parfois par s’installer?

Un cercle vicieux peut progressivement se mettre en place. Lorsqu’on doute de soi, éviter une situation difficile procure un soulagement immédiat. Mais on se prive aussi d’une occasion d’essayer, d’apprendre et parfois de réussir.

Le doute reste alors intact. La situation suivante paraît toujours aussi difficile, voire davantage.

Un autre piège consiste à attendre de se sentir suffisamment confiant avant d’agir. Or, la confiance se construit souvent après l’action, et non avant. Attendre de ne plus avoir peur peut donc conduire à repousser longtemps ce qui compte réellement.

Il devient alors utile de se demander: qu’est-ce qui entretient le doute, et qu’est-ce qui m’empêche aujourd’hui d’avancer malgré lui?

Quand un accompagnement psychologique peut-il être utile?

Un accompagnement peut être utile lorsque le manque de confiance commence à limiter votre vie. Vous renoncez peut-être à des opportunités, évitez certaines situations ou avez du mal à vous affirmer. Vous pouvez aussi avoir le sentiment de passer à côté de projets importants parce que vous ne vous sentez jamais suffisamment prêt.

Mon approche s’appuie principalement sur les approches cognitivo-comportementales (TCC). L’objectif est de comprendre ce qui entretient le manque de confiance dans votre situation et comment retrouver progressivement davantage de liberté d’action.

Observer et comprendre

Nous commençons par identifier les situations dans lesquelles le doute apparaît. Nous examinons ce que vous vous dites, ce que vous ressentez et la manière dont vous réagissez.

Nous cherchons aussi à comprendre ce qui entretient le problème: évitement, peur du jugement, comparaison, autocritique ou exigences trop élevées envers soi-même.

Développer de nouvelles réponses

Le travail peut porter sur certaines croyances à propos de soi, mais aussi sur des comportements très concrets. Il peut s’agir d’oser progressivement certaines situations, de prendre davantage sa place ou de développer son affirmation de soi.

Apprendre à exprimer une opinion, formuler une demande, poser une limite ou dire non peut ainsi faire partie du travail.

Tester et ajuster

La confiance se développe par l’expérience. Nous pouvons donc avancer progressivement, en choisissant des situations suffisamment importantes pour être utiles et suffisamment réalistes pour permettre l’apprentissage.

L’objectif n’est pas de devenir parfaitement sûr de soi. Il s’agit de développer suffisamment de confiance pour agir, apprendre et avancer malgré le doute, les erreurs ou le regard des autres.

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